Avis et presse

« Elena Tarasova est une pianiste excellente […] Еlle est devenue une véritable artiste. Elle possède une musicalité fine et un caractère brillant. Elle élargit constamment son répertoire et donne souvent des concerts »

Artiste du peuple de la Fédération de Russie, professeur du Conservatoire de Moscou, académicien, Sergey Dorensky

«La pianiste Eléna Tarasova ne se distingue pas seulement que par son abnégation dans le métier mais également par son honnêteté et sa sincérité par rapport au monde et à elle-même. Cela se ressent surtout dans son travail : pas d’agitation et de désir de plaire au public et, par conséquent, de maniérisme et de suivi de la mode qui sont en retrait. Ainsi, la noblesse humaine se marie harmonieusement avec la noblesse d’interprétation scénique. Des années d'activité et d'interprétation scénique ont permis à Eléna Tarasova de créer un vaste répertoire dont la principale caractéristique n'est pas seulement la proximité de chaque œuvre avec le monde intérieur de l'artiste, mais aussi son actualité et son "universalité". Qu'il s'agisse d'œuvres de l'époque baroque ou de compositeurs du XXème siècle, elles donnent toutes une idée du goût élevé de l'artiste et de sa capacité à séparer la valeur absolue du secondaire et de l’insignifiant...».

Docteur ès arts S. Goloubenko, annotation du CD

« Il convient de noter, avant tout, la haute culture du toucher de la pianiste de 34 ans, réussit parfaitement à faire sonner l'instrument conformément au plan du compositeur. Elle plonge l'auditeur dans sa consonance chaude et profonde dans la «La rêverie du soir» de Tchaïkovski, tandis que les préludes choisis par Rachmaninov ont parfois le toucher assez puissant, ce qui suscite constamment l'intérêt pour la pianiste. En général, elle se pénètre facilement par une variété d’idées musicales […] La pianiste saisit toujours correctement l'agogique et, à l'aide du phrase, elle parvient à révéler les images cachées dans la musique. Un magnifique enregistrement d'un programme de musicien bien pensé et bien construit, sur lequel on veut savoir plus ».

Carsten Dürer, magazine de musique «Piano News»

« Il convient de noter tout particulièrement la manière d’interpréter d’Eléna Tarasova qui combine la douceur, une technique filigranée et la force qui lui a permis d’exceller dans l’interprétation de différents types de musique… ».

Revue « Musicien russe »

« Le touché délicat et gracieux d’Eléna Tarasova a laissé une impression excellente. « Une rondeur » de la phrase, un traitement des détails et une attitude intelligente envers eux, une fine technique irréprochable, tout cela est associé à une aspiration « à transmettre l’image de l’œuvre » et non pas « à construire l’image d’un récitant virtuose ». Une qualité qui n’est pas très fréquente chez les pianistes contemporains qui sont souvent enclins à « la sportivité …».

Revue « Florestan »

« Dans le cadre du Festival des Pianos Folies, nous l’avons également vu en soliste d’orchestres symphoniques, sans oublier ses concerts en soliste qui ont toujours été appréciés du public […] Elle est l’image même de la pianiste virtuose, toute en nuances qui a théorisé son art mais qui n’a pas oublié la sensibilité nécessaire pour transmettre la musique et les émotions qu’on voulu y mettre les compositeurs […] Toujours magnifique dans ses tenues de concert, en robe longue, elle représente aussi une élégance que certaines pianistes actuelles ont délaissé ! ».

 

Didier Messiaen

«...Chopin, Liszt, Rachmaninov constituent l’élément d’Eléna dans lequel elle maîtrise toutes les couleurs du jeu du piano. Elle a son système propre système pour se mettre en condition avant de sortir sur scène. Le regard détaché, l’oreille interne fait défiler le programme dans sa tête… Ce rituel commence pendant lequel rien n’existe sauf la Musique. C’est un professionnalisme de grande valeur…».

Revue « Musicien »

« Elena Tarasova, pianiste de la classe de Sergey Dorensky, a créé son Sanctuaire de Rakhmaninov : l’orage sentimental par lequel elle a exécuté les œuvres de Serguey Vassiliévitch transmet, si vous le voulez, la taille du tempérament du compositeur russe... ».

Journal « Goubernia »

«Son exécution d’a rappelé l’école de jeu du piano de tels maître comme Naum Shtarkman, Emil Gilels, qui s’étaient également produits chez nous à Arkhangelsk. Et cela signifie que l'école des grands pianistes est vivante et nous en sommes les témoins… »

D’après l’interview de Larissa Spiranova, artiste émérite de la Fédération de Russie, directrice artistique de la philharmonie de Pomorye

« […] la jeune pianiste moscovite Elena Tarasova a exécuté le Concert n° 1 [de D. D. Chostakovitch] pour piano avec orchestre. Ce concert a sans aucun doute représenté un véritable événement dans la vie culturelle de la ville. Elena Tarasova a montré tout son talent une préparation professionnelle irréprochable, et une compréhension approfondie et harmonieuse du style du compositeur. Les hautes qualités d'ensemble de l'exécutrice, le sens de l'humour authentique de l'auteur dans la musique, la brillance et le caractère étincelant de la technique de piano, aussi bien que l'émotivité ardente reliés à l'artistisme décomplexé et la liberté de faire de la musique ont garanti un grand succès à la jeune pianiste pendant le concert…».

Directeur artistique et chef principal de l’orchestre d’OuLGASO (Oulianovsk), Maître émérite de la Russie, professeur Sergey Feroulev

« Je ne peux pas éviter de remarquer le professionnalisme superbe et le talent musical et humain d'Elena Tarasova qui, au moment où un musicien était tombé malade avant le concert au Musée Scriabine, avait fait deux cycles extrêmement compliqués en 24 heures et les a brillamment joué avec Pavel. Son interprétation de la musique de Tariverdiev figure parmi mes favorites... »

Vera Tariverdieva, interview donné à Litératournaïa gazéta

« Les concerts d'Elena ont eu un grand succès et ont tous affiché complet sur les scènes les plus prestigieuses de la République tchèque. Nous souhaitons remarquer que c'est justement elle qui a reçu les ovations les plus chaleureuses du public et les avis les plus enthousiastes après les concerts, aussi bien de la part de ses collègues tchèques des producteurs musicaux et de concert ».

Mir koultoury, organisation autonome non commerciale du soutien de la culture, de l’œuvre et de l’enseignement

« Très féminine, douce et gracieuse, Elena Tarasova a joué une œuvre rarement jouée de Mozart – Dix variations de l'opéra-comique Pèlerins de la Mecque de C. W. Gluck. La forme de variations, aimée par les compositeurs et par les écouteurs dans de différentes époques, est élaborée par Mozart avec une maîtrise acrobatique. L’imagination inépuisable du créateur change de manière imprévisible les mélodies connues par les contemporains de Mozart. La maîtrise impeccable, l'élégance admirable, l'astuce fine, l'humour brillant et la coquetterie charmante – le don généreux d'Elena Tarasova a été récompensé par des applaudissements assourdissants ».

Еlena Ponomareva, directrice artistique de la Philharmonie de Mourom

« Les concerts ont eu un grand succès. Elena Tarasova a exécuté des œuvres de Chopin, Rakhmaninov, Liszt de manière fine et spiritualisée, en outre, elle a été un partenaire délicat lors de l'exécution de musique de chambre pour violon et piano. Ces concerts ont été admirés par le public aussi bien que par des professionnels hautement qualifiés provenant d'Allemagne et ont trouvé un large écho enthousiaste dans la presse ».

Alla Blatow KlavierStudio, Allemagne

« Elena Tarasova est une jeune pianiste brillante qui possède des qualités d'exécution magnifiques et une lumineuse individualité créatrice. Elle porte un grand intérêt à la musique jouée en ensemble où elle représente un partenaire sensible ».

Maître de conférence du Conservatoire de Moscou, soliste de la Philarmonie académique d’État de Moscou Кirill Rodine

De l'interview d'Eléna Tarasova

«La vie et le processus créatif, c’est quelque chose d’unique. C’est plutôt que la vie est le processus créatif, et inversement».


«Mes premières fortes impressions sont davantage liées à l’art théâtral. Les parents aimaient beaucoup le théâtre dramatique et l’art du ballet – C’est d’eux que j’ai perçu cet amour. Dans mon enfance, nous étions souvent au théâtre ensemble. En ce qui concerne les impressions fortes, notamment, musicales, hors de la synthèse des arts – c’était plus tard. J’avais environ sept ans, je faisais déjà mes études à l’école sur base du conservatoire. Je crois qu’après cette rencontre avec l’art, j’ai commencé à réaliser que la musique n’était pas seulement un beau son que nous jouions à partir de ce que nous lisions dans les notes ; c’est plus que ça, quelque chose qui a une forte influence. Cette rencontre s’est produite presque par hasard. J’ai entendu à la radio la finale du Concerto nº 2 de Chopin. C’était un choc émotionnel profond pour moi. J’étais débout près du magnétophone, j’écoutais l’émission de radio et je pleurais à cause de la beauté parfaite du monde inexplicable, clair comme du cristal, que j’ai découverte de façon si inattendue. Maintenant, quand je me tourne cette composition musicale en tant qu’interprète, je me remémore notre première rencontre – une chambre claire, les rayons du soleil pénétrant par la fenêtre, les sons de la musique émis par le magnétophone, l’inquiétude et les larmes de bonheur inexplicable que je venais juste de découvrir…».


«Le bonheur de ma vie, ce sont mes pédagogues. Le bonheur ne concerne pas seulement le domaine créatif, étant donné qu’avec eux on pouvait aussi parler des questions importantes de la vie. Il n’y a jamais eu de relations de type « maître-élève » ; tu devenais un membre de la famille. Mon premier pédagogue, Olga Evguenievna Metchetina, m’a élevé avec délicatesse, beaucoup de ménagement et d’attention. Je lui suis éternellement reconnaissante pour tout. La classe de Sergueï Leonidovitch Dorenski, dans laquelle je faisais mes études au conservatoire et en doctorat, est une grande famille qui est composée d’étudiants, de doctorants, d’assistants, de diplômés. Le chef d’une famille est un homme strict, mais très affectueux, sensible aux questions et problèmes de chacun. Les relations créatives avec ses assistants – Andrey Pisarev, Nikolaï Louganski, Pavel Nersessian – étaient toujours très chaleureuse et sincères. J’ai passé beaucoup de temps dans la classe de Pavel Nersessian».


«Le fait que je possède la vocation, l’aptitude à cette profession, c’est un don de Dieu ; mes connaissances et capacités à travailler m’ont été données par les parents et les pédagogues; ce que je fais maintenant, tout en étant autonome, c’est mon point de vue qui est basé, bien sûr, sur tout ce qui est énuméré ci-dessus».


«J’ai vraiment apprécié les salles du Japon, par exemple, NHK Osaka Hall à Osaka, Alti Hall et Kyoto Concert Hall… C’était un grand plaisir de jouer en France, j’aime particulièrement le projet «Les Pianos Folies»… Les concerts avec l’orchestre dans la Salle de Saidashev à Kazan et à la salle de philharmonie d’Ekaterinbourg, c’est aussi un vrai plaisir! Il y a beaucoup de bonnes et merveilleuses salles de concert. Mais il y a les plus aimées et chéries – les salles du Conservatoire de Moscou, de mon Alma Mater. Déjà à un jeune âge, je suis monté sur la scène de la Petite Salle (« Malyï ») et de la Salle de Rachmaninov en tant qu’ élève de l’école sur base du conservatoire ; j’ai bien aimé jouer là-bas déjà à cette époque. En ce qui concerne la Grande Salle (« Bolshoï ») du conservatoire, c’est un espace particulièrement magique, en montant sur la scène duquel tu ressens la présence de grandes ailes créatrices derrière le dos».


«Je qualifierais l’entrée en scène comme un résultat intermédiaire. Le concert, c’est comme le moment de vérité, comme un flash d’une lumière vive qui éclaire le chemin déjà parcouru des recherches créatives et t’indique quelque chose d’inaperçu auparavant. Il y aussi une sensation du bonheur que tu éprouves dû au fait que tu as fait quelque chose d’une nouvelle façon, autrement que d’habitude, j’ose espérer, d’une manière plus profonde et intéressante».


«Je pense que le rôle le plus nécessaire à cette époque, c’est un pacificateur. Et si l’activité d’un artiste, l’orientation de son art s’effectuent dans cette direction, alors cet art n’est pas seulement très important, mais urgent , vital».


«D’abord, il faut comprendre: « qu’est-ce que le temps libre et de quoi doit-il être libre? » Si le temps libre c’est le moment où tu fais tout ce que tu veux, dans ce cas toute ma vie c’est du temps libre».


«À notre époque de grandes vitesses, de l’informatisation et de l’avancée rapide des technologies Internet, il est important de ne pas s’y perdre, de ne pas perdre sa capacité à ressentir profondément, à percevoir et à comprendre ce qui est beau, c’est-à-dire à sa capacité à rester Humain».


«Un vrai art authentique est toujours fondé sur la Beauté. C’est là sa différence majeure avec de nombreux autres phénomènes de la sphère musicale et artistique qui sont intéressants comme tendance du moment et attrayants pour le public, mais qui ne possèdent pas cette catégorie esthétique dans leur noyau. Le rapport à l’art authentique, basé sur un principe esthétique et éthique, à un art éternel – et toujours renouvelé – est le moyen de garder une profondeur en soi».


«Ce sont les impressions totalement différentes. La diffusion d’un concert ne peut pas donner ce que vous ressentiriez en étant dans la salle de concert. Imaginez … Un grand nombre de personnes avec un rapport à la vie différent, des sensibilités différentes, se retrouvent dans une salle de concert … et quelques minutes après le début du programme, elles deviennent un champ énergétique unique avec lequel l’artiste entre en connivence. Au cours de cette saison, j’ai eu plusieurs programmes solo au Musée des Beaux-arts Pouchkine. Après ces concerts, j’ai reçu quelques reportages photo, où j’ai vu ce que je ne pouvais pas voir pendant le concert, à savoir les visages des gens qui écoutaient la musique. Ils étaient magnifiques. Tous ces gens étaient magnifiques dans unicité. Chacun d’eux possédait cette beauté particulière qui est difficile à voir, à ouvrir chez l’autre dans notre rythme de vie quotidienne d’aujourd’hui, et après, admirer la beauté de cette personne … Peut-être cette beauté fragile ne peut-elle pas se manifester dans la vie quotidienne, et pourtant, elle vit en chacun de nous».


«Je crois que le moment de conscience du choix de la cause de toute notre vie ne se pose pas au moment où nous arrivons dans un établissement d’enseignement supérieur, mais lorsque nous nous demandons “Que suis-je dans ce monde?”».


«Je pense maintenant que parmi les musiciens il y a beaucoup de gens heureux qui n’emploient pas le mot « travail ». Moi aussi, je suis parmi ces gens heureux. Vous voyez, « je vais au conservatoire pour voir les étudiants », « j’ai un concert ce soir », « je vais à la répétition » – tout cela sont les aspects d’un tout, appelé « mode de vie ». Bien sûr, un musicien n’est ni une profession ni un travail. C’est un mode de vie».


«Pour moi, il est toujours intéressant de construire la dramaturgie d’un programme de concert solo, inventer un concept de programme me permettant de dire quelque chose, de trouver des arcs, des parallèles, des lignes hors style qui réunissent les compositions, et cela fait naître une idée suprême dans le programme. Un concert solo est un spectacle solo où le musicien est à la fois réalisateur et artiste en dialogue avec le compositeur hors du temps et en co-création en direct avec le spectateur».


«Il semble que l’idée du spectacle acoustique « Illusions sonores. Collage » provienne de ces réflexions. C’est un programme d’une heure doté de sa propre structure (un arc, des parallèles, une ligne hors style) et supposant une exécution sans applaudissements. L’expérience de l’exécution d’une heure de programme sans « interaction » avec le spectateur sous forme d’applaudissements, était d’abord inhabituelle et assez difficile pour moi. Mais je comprenais que c’était une magie particulière. Dans le programme consacré à la musique du soir et au silence du soir, le silence apparaît : tel un espace nécessaire à la naissance d’une illusion sonore et à sa perception. Le silence est le luxe du monde moderne. La pause entre les œuvres musicales, non couverte d’applaudissements, devient elle aussi de la musique : la musique de cette soirée. Ce printemps, le label « Neue Sterne » en Allemagne a sorti un CD avec ce programme. En ce qui concerne mes projets de continuer à travailler dans ce sens, un nouveau spectacle acoustique, « Credo » , sera représenté parmi mes programmes solo de la nouvelle saison».


«Je réalise des projets parce que … je me souviens souvent de la phrase de Tonino Guerra “Unissez-vous, de cette façon il sera plus facile de sauver la Beauté”».


«La position dans la vie artistique… Je partage la position selon laquelle «Si vous êtes une personne douée, cela ne signifie pas que vous avez reçu quelque chose. Cela signifie que vous pouvez donner quelque chose». Si je ne me trompe pas, cette phrase est de Carl Gustav Jung».


«Il existe plusieurs points communs entre l’église et la salle de concert. Dans ces espaces, il est plus facile de nous permettre de retrouver le temps de notre propre vie, qui nous échappe si rapidement dans l’agitation de la mégapole».


«Il y a des moments de sensation de la salle, qui semble vivre et respirer avec moi. Cela se produit pendant les épisodes de pianissimo. C’est une sensation extrêmement forte».


«Qu’est-ce que la bibliothèque [maison] signifie pour moi? La comparaison avec des mosaïques de morceaux de smalt me vient à l’esprit – à partir de détails dissemblables se crée un tout, un certain monde, au contact duquel la personnalité humaine devient plus multiforme. Et chacun choisit lui-même le smalt pour ses « mosaïques maison ».


« – … j’ai déjà laissé de côté de nombreuses nouveautés technologiques.
Women’s Time : – Pourquoi ?
– Peut-être parce que je vois de plus en plus souvent des couples de jeunes qui ne se regardent pas dans les yeux, mais l’écran de leur téléphone. Les échanges entre amis se déplacent de façon intensive vers les réseaux sociaux — comme s’il n’y avait pas de temps pour les rendez-vous ; l’illusion d’ « être connectés » via l’Internet ne contribue pas à trouver ce temps. Il en résulte que ces progrès remarquables séparent de plus en plus les gens… S’entendre, entendre sa propre voix, devient de plus en plus compliqué — le rythme de la vie est incroyablement élevé, le flux d’informations colossal, les instants libres sont consacrés à la communication en ligne ou à la télévision qui s’immisce à sa manière dans les relations humaines. Je me rappelle les propos de Tonino Guerra : « une voix qui sort d’un mécanisme sans vie remplit le silence qui règne entre l’homme et la femme, entre les parents et les enfants. Il faudrait revenir là où la parole appartient de nouveau à nos enfants et les images mûrissent dans notre imagination… ».


Un regard attentif, amoureux, un mot doux prononcé au bon moment, un dessin réussi de manière inattendue dans la marge d’un bloc-note, un «vrai» livre dans la main, l’émotion d’une rencontre avec l’art non pas dans une copie de qualité, publiée en ligne, mais dans un original au musée, une soirée passée avec les amis dans une salle de concert et l’échange des impressions après le concert : ce sont là les moments de bonheur de notre vie unique…».


«Je suis intéressé par un jeu ayant des significations, par la recherche de ce qui unit les compositions sélectionnées pour le concert ou les contraste de manière convaincante dans le programme, formant en même temps un certain ensemble. Cette architecture est toujours claire pour les experts, et les mélomanes la perçoivent intuitivement. Quant au programme « Les illusions sonores. Le collage « , je voulais créer un beau programme magique très fragile, illusoire, subtil, insaisissable, mais en même temps très volumineux, puissant et à grande échelle».


«Une personne créative est avant tout une personne. Elle vit dans le monde moderne, surchargé d’informations, d’analyses et de prévisions. Tout cela donne une gravité supplémentaire à l’existence. Le musicien a la possibilité de surmonter cette gravité, d’être très haut dans l’espace pendant un certain temps – cet espace n’a pas et n’aura pas analogue dans le monde réel. Je pense que les créatifs s’imposent particulièrement d’aujourd’hui. Ils ne partagent pas leurs réflexions sur le monde moderne, à l’ère de l’information et de l’analyse, ils partagent leur foi en ce monde».